C'est Boréal en fin de semaine!
Je peux enfin y retourner pour le congrès - presque - complet. Je n'y suis allée qu'une fois, pendant ma première année à Montréal. L'année suivante, c'était Anticipation, puis après, les changements de boulots et grossesse ont rendu difficile ma présence (parce que les fins de semaine, quand on travail du jeudi au lundi, c'était pas facile à avoir).
J'ai hâte, en même temps que je sens m'être éloignée, avoir pris du retard sur ce que j'espérais devenir, lors de cette première présence. Procrastrinatrice dont la paresse trahit une angoisse paralysante, je jalouse honteusement la progression de mes collègues. Pourtant, quand on y repense, je ne crois pas avoir autant écrit que cette année. Sur un projet à long terme par contre, alors je ne publie pas tant que ça. J'en ai déjà glissé un mot en fin de mois de mars.
Je vous promets un retour sur cette fin de semaine et une explication sur mon silence des dernières semaines (ok, je ne suis pas encore très régulière dans mes chroniques, mais j'y travaille).
À tantôt, pour ceux qui y seront, à lundi, pour les autres!
5 mai 2012
20 avr. 2012
L'art d'être concis
À la fin du mois dernier, j'ai mentionné me distraire de mes rédactions à long terme avec un texte qui, pour répondre aux demandes éditoriales, ne doit pas dépasser 300 mots.
J'ai fait plusieurs essais avortés, puis j'ai terminé un premier jet. 517 mots.
La fin de semaine suivante, partie chez mes parents sans ordinateur, donc sans ledit premier jet, je recommence l'expérience. Bon, là, j'ai écrit à la main, c'est un peu plus tannant à compter.
Au milieu de la joyeuse famille, le commentaire se répète: "300 mots, c'est court, ça se fait bien."
FAUX.
C'est frustrant, 300 mots. Je brandis le poing vers le ciel en maudissant l'idée (ok, j'exagère, j'adore le défi). Il faut, dans ce texte lilliputien, respecter la thématique (le terroir québécois) et le genre (horreur-fantastique-bizarro), en plus d'écrire une histoire complète. Pas un embryon d'histoire, pas un script, pas un plan.
C'est frustrant, parce que toutes ces belles phrases sont trop fleuries. Il faut faire économie de nos mots, aller au plus direct. Sans être une grande brodeuse, j'aime bien mettre de la chair. Peut-être ai-je choisi la mauvaise histoire. Son destin est peut-être d'être plus développée. Ça aussi, ça agace, l'impression de ne pas rendre justice à cette histoire qui pourrait prendre un peu plus de place, se développer un peu plus.
Bon, j'y retourne en fin de semaine, les heures jusqu'à la date de tombée s'égrainent.
J'ai fait plusieurs essais avortés, puis j'ai terminé un premier jet. 517 mots.
La fin de semaine suivante, partie chez mes parents sans ordinateur, donc sans ledit premier jet, je recommence l'expérience. Bon, là, j'ai écrit à la main, c'est un peu plus tannant à compter.
Au milieu de la joyeuse famille, le commentaire se répète: "300 mots, c'est court, ça se fait bien."
FAUX.
C'est frustrant, 300 mots. Je brandis le poing vers le ciel en maudissant l'idée (ok, j'exagère, j'adore le défi). Il faut, dans ce texte lilliputien, respecter la thématique (le terroir québécois) et le genre (horreur-fantastique-bizarro), en plus d'écrire une histoire complète. Pas un embryon d'histoire, pas un script, pas un plan.
C'est frustrant, parce que toutes ces belles phrases sont trop fleuries. Il faut faire économie de nos mots, aller au plus direct. Sans être une grande brodeuse, j'aime bien mettre de la chair. Peut-être ai-je choisi la mauvaise histoire. Son destin est peut-être d'être plus développée. Ça aussi, ça agace, l'impression de ne pas rendre justice à cette histoire qui pourrait prendre un peu plus de place, se développer un peu plus.
Bon, j'y retourne en fin de semaine, les heures jusqu'à la date de tombée s'égrainent.
25 mars 2012
Diversion
Prise dans la rédaction de mon roman-jadis-nouvelle-de-vingt-pages, je regarde avec envie les annonces de collègues écrivains qui continuent de publier. Disons qu'à coup de même pas 1000 mots par semaine par les temps qui courent, j'avance à pas de tortue.
Alors en fin de semaine, je délaisse le travail de longue haleine! Je me laisse distraire et happer par des écritures plus courtes dans l'espoir d'aboutir à une publication cette année. Ça aidera la motivation à long terme et ça laissera mon cerveau respirer un peu. Cependant, je ne veux pas vraiment mettre en veilleuse LE projet. Juste le temps d'une fin de semaine, de temps à autre.
Pourrais-je mener deux histoires de front? Accompagner la longue de plus petites? Je ne sais pas. Je crains aussi de trop diluer mes efforts et le temps déjà restreint que je peux accorder à l'écriture.
Pour le moment, je relève le défi d'une micro-nouvelle. 300 mots, c'est rien!!! Ha! Je vous en redonne des nouvelles.
Alors en fin de semaine, je délaisse le travail de longue haleine! Je me laisse distraire et happer par des écritures plus courtes dans l'espoir d'aboutir à une publication cette année. Ça aidera la motivation à long terme et ça laissera mon cerveau respirer un peu. Cependant, je ne veux pas vraiment mettre en veilleuse LE projet. Juste le temps d'une fin de semaine, de temps à autre.
Pourrais-je mener deux histoires de front? Accompagner la longue de plus petites? Je ne sais pas. Je crains aussi de trop diluer mes efforts et le temps déjà restreint que je peux accorder à l'écriture.
Pour le moment, je relève le défi d'une micro-nouvelle. 300 mots, c'est rien!!! Ha! Je vous en redonne des nouvelles.
21 mars 2012
Lecture: "A Princess of Mars" de Edgar Rice Burroughs
Soyons à la page pour une fois!
Avec la sortie de John Carter, allons-y avec le premier livre de la série dont le film est tiré. Un bouquin sorti en 1917, en pleine ère des pulps.
Un véritable voyage dans le temps, version littéraire.
Résumé
John Carter est un ancien soldat confédéré qui, après la guerre civile, part faire fortune en Arizona avec un camarade de l'armée, où ils trouvent une mine d'or. Après un affrontement avec les Apaches, Carter se réfugie dans une grotte pour dépérir jusqu'à ce son esprit quitte son corps.
À son réveil, il se retrouve sur Mars.
Explorant les environs, il fait d'abord la rencontre des Martiens verts, ces géants à six bras et aux visages armés de défenses. On lui assigne une femme ainsi qu'une bête pour le garder et prendre soin de lui. Cette femme martienne se distingue des siens par une démonstration de sentiments d'affection et de compassion, les Martiens verts exhibant des comportements valorisant la violence. Alors que le groupe qui le tient prisonnier s'apprête à lever le camp pour un rassemblement des tribus, une flotte passe dans le ciel et ils l'attaquent, faisant du même coup une prisonnière: Dejah Thoris, une princesse parmi les Martiens rouges.
Similaire aux Terriens, si ce n'est par sa couleur de peau, elle acquiert rapidement le dévouement de John Carter, qui fera tout pour la rendre saine et sauve aux siens.
Critique
De prime abord, il faut accueillir ce livre pour ce qu'il est: un roman d'aventures qui vise le divertissement. Point.
L'histoire est menée de péripétie en péripétie alors que le personnage principal est concentré sur sa survie, puis sur le sauvetage de la princesse d'Hélium. Dans ses errances et explorations du territoire martien, il fait de nombreuses rencontres dont la pertinence n'est pas toujours évidente, et dont la survenue peut paraître soit miraculeuse, soit très arrangée.
John Carter, déjà un Terrien exceptionnel car il ne vieillit pas (ce point n'apporte pourtant pas de profondeur au personnage), demeure pragmatique, héros stoïque comme on n'en fait plus. Dès qu'il comprend qu'il est sur Mars, il se concentre sur sa survie, sans accorder une pensée à un éventuel retour sur Terre avant de rencontrer Dejah Thoris. Il accepte sa situation, cette fatalité.
C'est aussi un personnage qui tranche avec les héros actuels, aux prises avec une conscience. Il n'a aucun remords à tuer et mépriser les Martiens verts, au physique très étranger, mais faire du mal à un Martien rouge, dont l'apparence est très similaire à celle des humains, lui est moins acceptable. Pourtant, il n'hésite pas à s'allier aux premiers pour détruire une ville des seconds dans le seul but de sauver la princesse.
En lien avec cette alliance, il y a cette influence qu'exerce Carter sur les Martiens, verts et rouges. Oui, son habitude d'une gravité plus élevée lui permet des prouesses impressionnantes, mais il demeure étonnant de constater à quel point les uns comme les autres le croient: aucun scepticisme face à son histoire. Son ascendant sur les décisions est aussi impressionnant et difficile à comprendre. Qu'il convainc Tars Tarkas, un Martien vert atypique, c'est une chose, mais que le reste du clan suive sans protestation des actions si contraire aux usages, influencées par un petit humain ressemblant beaucoup à leurs ennemis, c'est gros. Ce type de facilité trahit un auteur qui aplanit les difficultés et qui se fait aussi sentir, dans la dernière section, lorsque Carter fait montre d'habiletés et de connaissances dont le lecteur apprend l'acquisition seulement au moment où leur utilisation devient nécessaire.
Ce roman est truffé de raccourcis et de personnages unidimensionnels, mais il se lit TELLEMENT vite! Un vrai divertissement. De plus, par une sorte d'effet involontaire de son archaïsme, il fait réfléchir le lecteur sur tous ces lieux communs de l'époque, tous ces comportements jadis acceptables, sur cette absence de nuances, de gris, qui a fait le grandiose de l'époque. Sans oublier cette perception si erronée de Mars, mais basée sur les avis scientifiques de ce début de 20ème siècle.
À lire. Pour le divertissement rafraîchissant qui, pourtant, date d'un siècle!
Lu: Décembre 2011
Avec la sortie de John Carter, allons-y avec le premier livre de la série dont le film est tiré. Un bouquin sorti en 1917, en pleine ère des pulps.
Un véritable voyage dans le temps, version littéraire.
Résumé
John Carter est un ancien soldat confédéré qui, après la guerre civile, part faire fortune en Arizona avec un camarade de l'armée, où ils trouvent une mine d'or. Après un affrontement avec les Apaches, Carter se réfugie dans une grotte pour dépérir jusqu'à ce son esprit quitte son corps.
À son réveil, il se retrouve sur Mars.
Explorant les environs, il fait d'abord la rencontre des Martiens verts, ces géants à six bras et aux visages armés de défenses. On lui assigne une femme ainsi qu'une bête pour le garder et prendre soin de lui. Cette femme martienne se distingue des siens par une démonstration de sentiments d'affection et de compassion, les Martiens verts exhibant des comportements valorisant la violence. Alors que le groupe qui le tient prisonnier s'apprête à lever le camp pour un rassemblement des tribus, une flotte passe dans le ciel et ils l'attaquent, faisant du même coup une prisonnière: Dejah Thoris, une princesse parmi les Martiens rouges.
Similaire aux Terriens, si ce n'est par sa couleur de peau, elle acquiert rapidement le dévouement de John Carter, qui fera tout pour la rendre saine et sauve aux siens.
Critique
De prime abord, il faut accueillir ce livre pour ce qu'il est: un roman d'aventures qui vise le divertissement. Point.
L'histoire est menée de péripétie en péripétie alors que le personnage principal est concentré sur sa survie, puis sur le sauvetage de la princesse d'Hélium. Dans ses errances et explorations du territoire martien, il fait de nombreuses rencontres dont la pertinence n'est pas toujours évidente, et dont la survenue peut paraître soit miraculeuse, soit très arrangée.
John Carter, déjà un Terrien exceptionnel car il ne vieillit pas (ce point n'apporte pourtant pas de profondeur au personnage), demeure pragmatique, héros stoïque comme on n'en fait plus. Dès qu'il comprend qu'il est sur Mars, il se concentre sur sa survie, sans accorder une pensée à un éventuel retour sur Terre avant de rencontrer Dejah Thoris. Il accepte sa situation, cette fatalité.
C'est aussi un personnage qui tranche avec les héros actuels, aux prises avec une conscience. Il n'a aucun remords à tuer et mépriser les Martiens verts, au physique très étranger, mais faire du mal à un Martien rouge, dont l'apparence est très similaire à celle des humains, lui est moins acceptable. Pourtant, il n'hésite pas à s'allier aux premiers pour détruire une ville des seconds dans le seul but de sauver la princesse.
En lien avec cette alliance, il y a cette influence qu'exerce Carter sur les Martiens, verts et rouges. Oui, son habitude d'une gravité plus élevée lui permet des prouesses impressionnantes, mais il demeure étonnant de constater à quel point les uns comme les autres le croient: aucun scepticisme face à son histoire. Son ascendant sur les décisions est aussi impressionnant et difficile à comprendre. Qu'il convainc Tars Tarkas, un Martien vert atypique, c'est une chose, mais que le reste du clan suive sans protestation des actions si contraire aux usages, influencées par un petit humain ressemblant beaucoup à leurs ennemis, c'est gros. Ce type de facilité trahit un auteur qui aplanit les difficultés et qui se fait aussi sentir, dans la dernière section, lorsque Carter fait montre d'habiletés et de connaissances dont le lecteur apprend l'acquisition seulement au moment où leur utilisation devient nécessaire.
Ce roman est truffé de raccourcis et de personnages unidimensionnels, mais il se lit TELLEMENT vite! Un vrai divertissement. De plus, par une sorte d'effet involontaire de son archaïsme, il fait réfléchir le lecteur sur tous ces lieux communs de l'époque, tous ces comportements jadis acceptables, sur cette absence de nuances, de gris, qui a fait le grandiose de l'époque. Sans oublier cette perception si erronée de Mars, mais basée sur les avis scientifiques de ce début de 20ème siècle.
À lire. Pour le divertissement rafraîchissant qui, pourtant, date d'un siècle!
Lu: Décembre 2011
16 févr. 2012
Intimité vs Curiosité
Je suis une commère. Si, si!
Dès que j'aperçois quelqu'un en train de lire sur la place publique (comprendre ici: dans le métro ou sur le quai du métro), j'essaye de découvrir le titre de l'ouvrage avec le plus de subtilité possible. J'ai peu de succès, trop gênée pour faire faire des méandres à mon cou ou pour parer les remous de la rail de métro. Néanmoins, je persiste. Pourquoi ce comportement? Simple curiosité? En fait, je cherche à la fois des suggestions de lecture et un certain réconfort.
Voyez-vous, je suis insécure. Même dans mes lectures, je doute. De mes choix, de mes goûts. Je crains le regard des autres. Pendant longtemps, quand j'invitais une personne pour la première fois à la maison, je présentais ma bibliothèque de loin, puis je passais aussitôt à autre chose, pour que l'invité(e) n'ait pas le temps de lire les titres qui habitaient les tablettes.
Donc, quand je remarque un titre dans le métro, je peux me dire:«Bon, je ne suis pas seule à lire ce truc.» ou encore: «Si on peut lire du Danielle Steel publiquement sans éprouver la moindre honte, je devrais pouvoir lire mon livre sans m'inquiéter du regard des autres.»
Cependant, depuis Noël, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais cette activité de commérage est plus difficile. L'obstacle: la liseuse!
Je vous arrête: je n'ai rien contre, j'en possède une et si, les premiers temps, je rougissais de la sortir en plein transport en commun, ça m'a vite passé. Mes lectures se faisaient maintenant sous le couvert de l'anonymat, la liseuse offrant la même couverture imperturbable que je me plonge dans les lectures coupables des Dresden Files ou que je me lance dans le classique Le Rouge et le Noir.
L'inconvénient, vous le devinez, est que cette protection de ma vie privée de lectrice insécure est aussi offerte à ces autres lecteurs du transport en commun. Finie cette chasse aux titres, terminé cet étonnement d'avoir aperçu dix fois le même titre en moins de trois jours.
Je vais devoir m'y faire et faire un peu plus confiance à mon jugement personnel. Peut-être cela m'évitera-t-il de croire que je dois lire certains titres juste parce qu'ils croisent régulièrement ma route. En même temps, quelle vitrine perdue pour les auteurs! La couverture de livre, qui peut être si souvent une oeuvre en soi, comme l'a été la pochette de disque, deviendra-t-elle optionnelle, perdra-t-elle de son influence sur la vente?
Avouez que vous avez déjà acheté un livre pour sa couverture ;)
Dès que j'aperçois quelqu'un en train de lire sur la place publique (comprendre ici: dans le métro ou sur le quai du métro), j'essaye de découvrir le titre de l'ouvrage avec le plus de subtilité possible. J'ai peu de succès, trop gênée pour faire faire des méandres à mon cou ou pour parer les remous de la rail de métro. Néanmoins, je persiste. Pourquoi ce comportement? Simple curiosité? En fait, je cherche à la fois des suggestions de lecture et un certain réconfort.
Voyez-vous, je suis insécure. Même dans mes lectures, je doute. De mes choix, de mes goûts. Je crains le regard des autres. Pendant longtemps, quand j'invitais une personne pour la première fois à la maison, je présentais ma bibliothèque de loin, puis je passais aussitôt à autre chose, pour que l'invité(e) n'ait pas le temps de lire les titres qui habitaient les tablettes.
Donc, quand je remarque un titre dans le métro, je peux me dire:«Bon, je ne suis pas seule à lire ce truc.» ou encore: «Si on peut lire du Danielle Steel publiquement sans éprouver la moindre honte, je devrais pouvoir lire mon livre sans m'inquiéter du regard des autres.»
Cependant, depuis Noël, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais cette activité de commérage est plus difficile. L'obstacle: la liseuse!
Je vous arrête: je n'ai rien contre, j'en possède une et si, les premiers temps, je rougissais de la sortir en plein transport en commun, ça m'a vite passé. Mes lectures se faisaient maintenant sous le couvert de l'anonymat, la liseuse offrant la même couverture imperturbable que je me plonge dans les lectures coupables des Dresden Files ou que je me lance dans le classique Le Rouge et le Noir.
L'inconvénient, vous le devinez, est que cette protection de ma vie privée de lectrice insécure est aussi offerte à ces autres lecteurs du transport en commun. Finie cette chasse aux titres, terminé cet étonnement d'avoir aperçu dix fois le même titre en moins de trois jours.
Je vais devoir m'y faire et faire un peu plus confiance à mon jugement personnel. Peut-être cela m'évitera-t-il de croire que je dois lire certains titres juste parce qu'ils croisent régulièrement ma route. En même temps, quelle vitrine perdue pour les auteurs! La couverture de livre, qui peut être si souvent une oeuvre en soi, comme l'a été la pochette de disque, deviendra-t-elle optionnelle, perdra-t-elle de son influence sur la vente?
Avouez que vous avez déjà acheté un livre pour sa couverture ;)
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