Pour suivre mon billet précédent, voici ce qui m'a trotté dans la tête pendant ces trois à quatre semaines de lecture des quelques trente textes et plus participants au Prix Solaris 2012.
En vrac (à mettre dans un sac de plastique et à peser):
La première page d'un texte révèle beaucoup. J'ai lu les deux-trois premières pages de chaque texte pour une première sélection et déjà, j'ai remarqué les textes dont la qualité de l'écriture n'était pas suffisante ou encore dont l'histoire semblait - déjà! - pêle-mêle. En cas de doute, j'ai conservé les textes.
Certains textes m'ont surprise, d'autres m'ont déçue à l'arrivée (ou au milieu!). Il y a aussi des textes que j'avais conservés par simple curiosité vis-à-vis de l'idée.
L'imagination des gens est sans borne! Avant, je jalousais les bonnes idées des autres (comme bien d'autres choses), mais j'ai fini par comprendre qu'on écrit chacun selon notre voix/voie. Maintenant, je suis simplement émerveillée par cette capacité.
Le jugement d'un texte demeure un exercice hautement subjectif. Malgré qu'on essaie de se baser sur les critères les plus subjectifs possibles, tout comme dans l'écriture, nous jugeons avec ce que nous sommes. Donc il y a des choses qui ne passent pas chez moi, mais qui sont acceptées/appréciées par d'autres. Quand j'ai vu la liste des textes mis en ordre par une de mes collègues du jury, j'ai d'abord douté de mon jugement, mais quand j'ai vu la seconde liste, j'ai compris. Parfois j'avais jugé comme l'une, parfois comme l'autre, parfois j'étais seule dans mon choix. Comme quoi il n'y a pas qu'une vérité.
C'est une constatation à la fois réconfortante et terrifiante.
Réconfortante parce que ça nous donne l'espace d'être nous-mêmes, de nous faire confiance.
Terrifiante parce que, en tant qu'anxieuse incurable, j'aime l'encadrement, ça me rassure, je veux des fondations stables.
Bon, et si je penchais du côté positif pour une fois?
PS: pour la décision, j'ai quand même concocté sur le vif un petit texte de présentation alimenté par les remarques de Francine. L'art d'être concis. Je devrais prendre exemple là-dessus pour mes critiques.
5 juin 2012
25 mai 2012
Expérience sur un jury: la convocation.
À l'occasion du concours Solaris 2012, j'ai été sollicitée pour faire partie du trio de jurys, aux côtés de Francine Pelletier et Élisabeth Vonarburg.
J'ai d'abord été très honorée de l'offre. Ce n'est pas comme si j'avais une feuille de route longue comme le bras ou une réputation de critique hors pair!
Ensuite, j'ai un peu stressé. Bon, ok, de ma part, ce n'est pas très étonnant. Pourquoi le stress? Parce que je ne me considère pas comme une personne ayant des opinions bien établies ou comme ayant une quelconque expertise. Trêve d'autoapitoiement, j'ai quand même l'expérience des ateliers, je lis beaucoup et, ça c'est ce qui leur a fait pensé à moi, j'ai déjà gagné ledit concours.
J'ai aussi hésité à cause du temps impliqué. Je ne lis plus aussi vite qu'avant, j'en suis encore à mes débuts dans mon nouvel emploi, j'ai un petit de pas encore un an... Là-dessus, les conseils de Joël Champetier m'ont aidé à bien gérer mes lectures et à bien prendre ma décision.
Ce que je n'ai pas regretté.
À suivre.
J'ai d'abord été très honorée de l'offre. Ce n'est pas comme si j'avais une feuille de route longue comme le bras ou une réputation de critique hors pair!
Ensuite, j'ai un peu stressé. Bon, ok, de ma part, ce n'est pas très étonnant. Pourquoi le stress? Parce que je ne me considère pas comme une personne ayant des opinions bien établies ou comme ayant une quelconque expertise. Trêve d'autoapitoiement, j'ai quand même l'expérience des ateliers, je lis beaucoup et, ça c'est ce qui leur a fait pensé à moi, j'ai déjà gagné ledit concours.
J'ai aussi hésité à cause du temps impliqué. Je ne lis plus aussi vite qu'avant, j'en suis encore à mes débuts dans mon nouvel emploi, j'ai un petit de pas encore un an... Là-dessus, les conseils de Joël Champetier m'ont aidé à bien gérer mes lectures et à bien prendre ma décision.
Ce que je n'ai pas regretté.
À suivre.
10 mai 2012
De retour de Congrès
C'est fou, quand on y pense, je n'y étais allé qu'une seule fois, il y a 4 ans. Depuis, je ratais toujours Boréal.
Si, la première fois, j'étais très timide et ne connaissais personne, ce coup-ci - toujours timide - j'ai été saluée par beaucoup de gens. Oui, toujours timide, car, chers Boréaliens, je ne vous vois pas souvent et je n'ai pas la conversation facile. Je suis comme ça, un peu mal à l'aise et ne sachant pas par quel bout commencer. Surtout avec les "vedettes" et grands du domaine. J'suis gênée de leur parler, car je ne veux pas leur paraître prétentieuse ou déplacée de leur parler de mes projets, de mes soucis d'écriture.
Je sais, les réponses pourraient être enrichissantes. Un jour, j'y arriverai.
Le plus drôle, ce fut la réunion de secondaire impromptue! Avec un membre à la mémoire défaillante. héhé.
J'y allais, oui pour les panels (même si, au premier coup d'oeil que j'avais jeté au programme, je ne me sentais pas beaucoup interpellée... ce qui s'est drastiquement transformé en de multiples dilemmes le jour venu), mais surtout pour un bain de Boréal. Vous savez, cette ambiance conviviale, cette atmosphère qui transpire l'écriture et le fantastique.
Pour tous, il s'agit d'un moment ressourçant. Non, je n'ai pas écrit à Boréal, mais je sais que ça m'a donné le petit coup de fouet printanier pour repartir.
J'ai hésité à me proposer pour animer/participer à un panel, mais je pense que je pourrai le faire l'an prochain. J'ai tout de même eu mon petit moment derrière le micro pour la remise du prix Solaris.
Encore bravo à Jean-Louis Trudel pour son texte magnifique!
Si, la première fois, j'étais très timide et ne connaissais personne, ce coup-ci - toujours timide - j'ai été saluée par beaucoup de gens. Oui, toujours timide, car, chers Boréaliens, je ne vous vois pas souvent et je n'ai pas la conversation facile. Je suis comme ça, un peu mal à l'aise et ne sachant pas par quel bout commencer. Surtout avec les "vedettes" et grands du domaine. J'suis gênée de leur parler, car je ne veux pas leur paraître prétentieuse ou déplacée de leur parler de mes projets, de mes soucis d'écriture.
Je sais, les réponses pourraient être enrichissantes. Un jour, j'y arriverai.
Le plus drôle, ce fut la réunion de secondaire impromptue! Avec un membre à la mémoire défaillante. héhé.
J'y allais, oui pour les panels (même si, au premier coup d'oeil que j'avais jeté au programme, je ne me sentais pas beaucoup interpellée... ce qui s'est drastiquement transformé en de multiples dilemmes le jour venu), mais surtout pour un bain de Boréal. Vous savez, cette ambiance conviviale, cette atmosphère qui transpire l'écriture et le fantastique.
Pour tous, il s'agit d'un moment ressourçant. Non, je n'ai pas écrit à Boréal, mais je sais que ça m'a donné le petit coup de fouet printanier pour repartir.
J'ai hésité à me proposer pour animer/participer à un panel, mais je pense que je pourrai le faire l'an prochain. J'ai tout de même eu mon petit moment derrière le micro pour la remise du prix Solaris.
Encore bravo à Jean-Louis Trudel pour son texte magnifique!
5 mai 2012
Boréal!!!
C'est Boréal en fin de semaine!
Je peux enfin y retourner pour le congrès - presque - complet. Je n'y suis allée qu'une fois, pendant ma première année à Montréal. L'année suivante, c'était Anticipation, puis après, les changements de boulots et grossesse ont rendu difficile ma présence (parce que les fins de semaine, quand on travail du jeudi au lundi, c'était pas facile à avoir).
J'ai hâte, en même temps que je sens m'être éloignée, avoir pris du retard sur ce que j'espérais devenir, lors de cette première présence. Procrastrinatrice dont la paresse trahit une angoisse paralysante, je jalouse honteusement la progression de mes collègues. Pourtant, quand on y repense, je ne crois pas avoir autant écrit que cette année. Sur un projet à long terme par contre, alors je ne publie pas tant que ça. J'en ai déjà glissé un mot en fin de mois de mars.
Je vous promets un retour sur cette fin de semaine et une explication sur mon silence des dernières semaines (ok, je ne suis pas encore très régulière dans mes chroniques, mais j'y travaille).
À tantôt, pour ceux qui y seront, à lundi, pour les autres!
Je peux enfin y retourner pour le congrès - presque - complet. Je n'y suis allée qu'une fois, pendant ma première année à Montréal. L'année suivante, c'était Anticipation, puis après, les changements de boulots et grossesse ont rendu difficile ma présence (parce que les fins de semaine, quand on travail du jeudi au lundi, c'était pas facile à avoir).
J'ai hâte, en même temps que je sens m'être éloignée, avoir pris du retard sur ce que j'espérais devenir, lors de cette première présence. Procrastrinatrice dont la paresse trahit une angoisse paralysante, je jalouse honteusement la progression de mes collègues. Pourtant, quand on y repense, je ne crois pas avoir autant écrit que cette année. Sur un projet à long terme par contre, alors je ne publie pas tant que ça. J'en ai déjà glissé un mot en fin de mois de mars.
Je vous promets un retour sur cette fin de semaine et une explication sur mon silence des dernières semaines (ok, je ne suis pas encore très régulière dans mes chroniques, mais j'y travaille).
À tantôt, pour ceux qui y seront, à lundi, pour les autres!
20 avr. 2012
L'art d'être concis
À la fin du mois dernier, j'ai mentionné me distraire de mes rédactions à long terme avec un texte qui, pour répondre aux demandes éditoriales, ne doit pas dépasser 300 mots.
J'ai fait plusieurs essais avortés, puis j'ai terminé un premier jet. 517 mots.
La fin de semaine suivante, partie chez mes parents sans ordinateur, donc sans ledit premier jet, je recommence l'expérience. Bon, là, j'ai écrit à la main, c'est un peu plus tannant à compter.
Au milieu de la joyeuse famille, le commentaire se répète: "300 mots, c'est court, ça se fait bien."
FAUX.
C'est frustrant, 300 mots. Je brandis le poing vers le ciel en maudissant l'idée (ok, j'exagère, j'adore le défi). Il faut, dans ce texte lilliputien, respecter la thématique (le terroir québécois) et le genre (horreur-fantastique-bizarro), en plus d'écrire une histoire complète. Pas un embryon d'histoire, pas un script, pas un plan.
C'est frustrant, parce que toutes ces belles phrases sont trop fleuries. Il faut faire économie de nos mots, aller au plus direct. Sans être une grande brodeuse, j'aime bien mettre de la chair. Peut-être ai-je choisi la mauvaise histoire. Son destin est peut-être d'être plus développée. Ça aussi, ça agace, l'impression de ne pas rendre justice à cette histoire qui pourrait prendre un peu plus de place, se développer un peu plus.
Bon, j'y retourne en fin de semaine, les heures jusqu'à la date de tombée s'égrainent.
J'ai fait plusieurs essais avortés, puis j'ai terminé un premier jet. 517 mots.
La fin de semaine suivante, partie chez mes parents sans ordinateur, donc sans ledit premier jet, je recommence l'expérience. Bon, là, j'ai écrit à la main, c'est un peu plus tannant à compter.
Au milieu de la joyeuse famille, le commentaire se répète: "300 mots, c'est court, ça se fait bien."
FAUX.
C'est frustrant, 300 mots. Je brandis le poing vers le ciel en maudissant l'idée (ok, j'exagère, j'adore le défi). Il faut, dans ce texte lilliputien, respecter la thématique (le terroir québécois) et le genre (horreur-fantastique-bizarro), en plus d'écrire une histoire complète. Pas un embryon d'histoire, pas un script, pas un plan.
C'est frustrant, parce que toutes ces belles phrases sont trop fleuries. Il faut faire économie de nos mots, aller au plus direct. Sans être une grande brodeuse, j'aime bien mettre de la chair. Peut-être ai-je choisi la mauvaise histoire. Son destin est peut-être d'être plus développée. Ça aussi, ça agace, l'impression de ne pas rendre justice à cette histoire qui pourrait prendre un peu plus de place, se développer un peu plus.
Bon, j'y retourne en fin de semaine, les heures jusqu'à la date de tombée s'égrainent.
Inscription à :
Articles (Atom)