26 nov. 2011

Mémoires de Salon du Livre

Samedi dernier, le 19 novembre, j'ai fait ma première visite au Salon du Livre de Montréal. Par le passé, j'ai été une inconditionnelle du Salon du Livre de Québec, mais depuis mon déménagement dans la métropole, je n'avais pas fréquenté un tel salon.

D'abord, parce que j'y passe un temps fou et que mes horaires de travail ne me le permettaient pas trop. Ensuite parce que j'en ressors toujours avec un pincement au coeur d'avoir tant regardé et de n'avoir, bien trop souvent, pas pu choisir. Je ne suis pas de ceux qui profitent d'un tel événement pour acquérir une cargaison de livres. Je ne cours pas non plus les autographes. Mon expérience s'apparente à une visite dans une immense et étourdissante librairie. Trop étourdissante pour y acheter quoique ce soit, ou encore pour ne pas être sûre, même une fois dehors, d'avoir fait le bon choix.

Pourtant, j'ai fait une belle rencontre dans un de ces fameux Salon, la seule fois où j'y suis allée pour rencontrer quelqu'un. J'y ai rencontré Francine Pelletier, qui venait tout juste de terminer sa trilogie du Sable et de l'Acier. Ce furent mes premiers romans de science-fiction québécoise. Malgré que son temps pour les dédicaces et les rencontres fut terminé, Francine a quand même pris le temps de me parler... pendant plus d'une heure!!!! Ce fut le début d'une amitié qui persiste toujours.

Samedi dernier, les tables se sont inversées, nous avons atteint la fin d'un cycle. Pour en amorcer un plein de promesses.

Samedi dernier, je partageais une séance de dédicaces avec Ariane Gélinas et Yves Meynard, dans le cadre de l'événement des revues. Un peu incertaine, je m'assis au centre, plusieurs exemplaires du dernier numéro de Solaris devant moi - le seul dans lequel j'ai été publiée jusqu'à présent, avec ma nouvelle lauréate du prix 2011. À vingt heures pile - ou était-ce un peu avant? - Francine était devant moi, copie à la main.

Je suis très heureuse, Francine, de t'avoir signé ma première dédicace.

Pis à part de ça, c'est pas évident à faire, des dédicaces!!! Quand tu veux pas juste écrire le nom de la personne.


16 nov. 2011

Occasion à ne pas manquer!

Québec en toutes lettres est un nouveau festival littéraire qui vient d'achever sa deuxième édition. Cet événement à lieu à l'automne, dans la ville de Québec, faisant contrepoids au Salon du Livre de Québec qui se tient au printemps et interrompant la longue année qui se déroulait sans autre événement littéraire. 

Chapeauté par l'Institut Canadien de Québec - qui mène aussi le splendide projet de la Maison de la littérature -, ce festival se distingue par sa présence dans des lieux multiples. Bien sûr, les bibliothèques sont à l'honneur, mais des activités ont aussi lieu dans des cafés, des parcs et autres endroits.

Jusqu'à présent, le festival centre ses thématiques sur un auteur-phare, duquel découle tous les sujets abordés. Si la première année faisait honneur à Jorge Luis Borges, la seconde avait choisi Réjean Ducharme comme point de ralliement.

Pour 2012, le choix est fait, l'appel de projets est lancé. La thématique: Isaac Asimov et la science-fiction.

En tant que lectrice et scribouillarde de science-fiction, je suis très enthousiaste face à ce choix et je vous invite, amiEs et amateurs de science-fiction, à y jeter un oeil.

Certains d'entre vous ont-ils assisté aux éditions précédentes de ce Festival? Qu'en avez-vous retiré? Est-ce un événement auquel vous nous suggéreriez de participer?

Avec le Congrès Boréal qui sera de retour à Québec au printemps 2012, la Vieille Capitale sera toute science-fiction en 2012.  Je regrette presque d'avoir quitté son giron :P

3 nov. 2011

Lectures d'entre deux mondes

Lectures d'automne. Lectures entre deux mondes, entre l'Halloween et la fête des mondes. Lectures de novembre, grises et pluvieuses, à vous donner des frissons dans le dos.

Je ne suis pas une grande lectrice d'horreur.

J'en suis la première victime car j'ai tendance à tout mettre dans le même sac, ainsi qu'à poser l'étiquette de l'horreur sur des oeuvres qui tiennent plus du fantastique.

Alors je me suis lancée, en cette période d'Halloween, dans les classiques de l'horreur fantastique. J'ai lu Carmina de LeFanu, ce livre de vampires avant Dracula. Maintenant, j'entame un deuxième livre de H.P. Lovecraft.

Je vous en redonne des nouvelles.

16 oct. 2011

Publication!!!

Cette semaine, à mon retour du travail, j'ai eu l'agréable surprise de voir dépasser une grosse enveloppe orange de ma boîte à lettres. Palpitations. Dès que je l'ai saisie, j'ai regardé l'adresse de retour. Il n'y avait plus de doute, mes copies étaient arrivées.

Copies de quoi??

Du dernier numéro de Solaris. Celui dans lequel paraît ma nouvelle, Le Substitut, qui m'a mérité le prix Solaris 2011.

Alors courez chez votre libraire du coin! (je préférerais des libraires à chaque coin de rue plutôt que des dépanneurs)
Pour vous encourager, sachez que je partage le sommaire de ce numéro avec les écrivains suivants: Alain Bergeron, Yves Meynard, Hugues Morin, Mario Tessier et Élisabeth Vonarburg.

Je me sens un peu petite au milieu de la cour des grands.

Et j'ai le sourire fendu jusqu'aux oreilles!

9 oct. 2011

Déblocage

Depuis que je suis retournée au travail, voilà - déjà! - cinq semaines, je n'avais pas encore réussi à me donner le temps d'écrire. Puis, enfin, avec la régularisation de mon horaire de travail, j'ai pu m'y remettre... pour me retrouver complètement bloquée.

J'avais délaissé mon histoire au moment charnière qu'est la fin d'un chapitre. Allez hop, non seulement fallait-il se replonger dans le bain, mais faire face au début de chapitre. Je ne sais pas pour vous, mais pour mois, début de chapitre ou de nouvelle ou de livre, ça revient quasiment au même: cette première phrase. Je savais où je voulais aller, j'avais mon plan de chapitre d'élaborer (oui, je travaille avec un plan maintenant, ça m'a pris du temps avant de comprendre quand faire le plan dans mon processus, mais j'y suis), je savais ce que je voulais dire, avec des bouts de phrases que je trouvais mignons. Le problème: comment introduire ces phrases en devenir, les coordonner, les unifier?

Et ce haut de page qui n'en finissait plus d'être blanc.

Face à ce drame d'envergure, mon conjoint, qui ne partageait pas l'ampleur de la situation, a simplement écrit un "Bonjour" dans le haut de cette page maudite. Voilà, le début était écrit. Un début sans lien avec le reste, qui pouvait être effacé, mais qui a eu un effet dédramatisant. Non, je ne réussirais probablement pas à écrire mes premières phrases comme je le voudrais, mais au pire, je les effacerais ou les retravaillerais. L'important, c'était de redémarrer, de se remettre dans le bain.

208 mots ont été écrits.

Le lendemain, bloquée de nouveau, j'ai décidé de griffonner le début d'une autre histoire qui me trottait dans la tête. Sur du papier, pour profiter de la belle journée. Ce jour-là, je crois bien que c'était l'idée de rester enfermée qui  me rendait amère et improductive.

Sur les blocages, il y a ce billet d'io9  (en anglais, désolée) qui, s'il n'énonce pas des solutions novatrices, a l'originalité d'aborder le sujet non pas comme un seul énorme problème, mais comme un nom générique, symptôme de différentes situations. Selon la situation, la solution changera.
http://io9.com/5844988/the-10-types-of-writers-block-and-how-to-overcome-them

Bon, en faire une liste en dix points étaient peut-être exagéré, mais cela donne de la perspective et des nuances à ce passe-partout qu'est le syndrome de la page blanche.