Résumé
Accelerando, c'est l'histoire d'une famille qui, en l'espace de trois générations, participera au passage d'un monde pré-singularité à un monde post-singularité.
Dans les premières décennies du vingt-et-unième siècle, Manfred est un entrepreneur hors du commun. Outillé des dernières technologies qui lui permettent d'être toujours en avance sur tout le monde, divisé en un être de chair et des copies de son esprit qui naviguent sur internet, il génère des idées dont il fait profiter les autres, au grand désespoir de son ex-copine, agente du fisc. Virtuose dans la manipulation des lois - surtout des lois financières - et des marchés, il oeuvre dans le droit des êtres téléversés, la transformation de toute matière en computronium (élément nanotechnologique "pensant" et transformable) et l'émergence d'une humanité différente.
Quelques décennies plus tard, sa fille Amber, émancipée de force, s'exile en orbite de Jupiter, où elle établit son propre royaume indépendant qui servira de point de départ d'une expédition intersidérale partie à la recherche de la source d'un message extra-terrestre. Son corps physique demeurera en orbite alors qu'une copie partira, téléchargée dans un "vaisseau" de la taille d'une canette. Deux Amber existeront alors, comme bien d'autres, dont l'une dans un univers uniquement virtuel dont l'aspect naturel n'aura pour fonction que de préserver sa santé mentale et celle de ses camarades.
Finalement, le fils d'Amber de Jupiter, Sirhan, tentera tant bien que mal de survivre dans un système solaire où les humains de chair sont de moins en moins inclus, toute la matière se transformant en computronium. De retour de son expédition, Amber-virtuelle rapportera une vision de ce qui les attend, de l'aboutissement de cette vie post-singularité.
Et n'oublions pas le chat cybernétique familial et les homards explorateurs spatiaux!
Commentaire
Accelerando résulte de la fusion de neuf nouvelles - trois par époque - publiée d'abord séparément dans Asimov's Science-Fiction Magazine.
L'amalgame est enthousiasmant dans la première et la seconde partie. Manfred, avec son cerveau hyperactif, est le guide parfait dans ce monde où foisonnent les nouvelles idées et leur développement. Sympathique rebelle, il aide à faire passer les concepts pas toujours évidents à comprendre, surtout les extrapolations sur le système financier et son aspect légal. En seconde partie,les mésaventures d'Amber nous replongent plutôt dans l'adolescence, mais ici, c'est tout l'imaginaire de l'auteur et la quête vers les extra-terrestres qui gardent l'intérêt. Manfred, sans faire d'apparition, fait sentir sa présence.
En troisième partie, ça se gâte. Une ambiance de désenchantement et de déception ainsi qu'un personnage principal - Sirhan - qui n'attire pas la sympathie rendent le tout lourd. Encore une fois, les idées sont au rendez-vous, plus glauques et pessimistes pour une espèce humaine obsolète dans son propre système solaire. Au terme de l'histoire, on voudrait être parti avec cette seconde expédition vers un signal extra-terrestre, plutôt que d'être resté avec Sirhan. Même le retour de Manfred n'y change rien, sans compter une révélation de Deux ex Machina plus amère que révélatrice.
Aussi, tout au long du roman, il y a ces interventions d'un narrateur omniscient qui servent à nous situer dans le temps, à décrire le moment actuel quand il y a eu un bon dans le temps. Généralement assez neutres, il y en a quelques unes, vers la fin, où un mépris ou un je-m'en-foutisme transparaît. On a l'impression que l'auteur en a marre. Je suspecte de plus en plus que ces interventions proviennent du chat-robot.
En résumé:
En positif, un roman qui déborde d'idées et d'extrapolations originales, deux personnages sur trois sympathiques, un rythme très rapide et des éléments récurrents qui solidifient la cohérence de l'histoire.
En négatif, en fait, la troisième partie, vraiment. Je pourrais ajouter le computronium, ce truc jamais expliqué, ni sur sa nature réelle ou sa création, mais disons que ce fut mon acte de foi.
Recommandé!
15 sept. 2012
26 août 2012
Parce qu'ici, on parle aussi de thé
J'ai reçu du thé en cadeau il y a quelques (yé!), mais je me suis retrouvée face à un mystère.
Il y avait un Pu Erh qu'il fallait rincer. Incertaine, j'ai laissé cette variété dans le petit coffret, jusqu'à ce que j'aie utilisé toutes les autres. Bon, il fallait bien profiter du cadeau dans son intégralité, alors je me suis lancée: j'ai passé mon thé sous l'eau froide du robinet. Succès mitigé.
Je me suis procurée un livre - via la bibliothèque -, mais le mystère du rinçage n'y était pas éclairci. Finalement, j'ai fait une recherche internet (oui, je sais, plusieurs diront: "T'aurais dû commencer par là", mais j'aime parfois découvrir à l'ancienne, soit par essai-erreur, puis par une bonne vieille recherche dans un bouquin... dans lequel tu trouves finalement plein d'autres infos).
Je suis tombée sur le blog de la boutique Camellia Sinensis - d'où venait d'ailleurs le fameux coffret cadeau. Et j'ai enfin eu mon explication!
Alors je voulais partager cette petite découverte que cette splendide boutique spécialisée diffuse de l'information nette, pertinente et enrichissante sur leur blog.
Je devrais ouvrir une boutique sur un satellite, Titan par exemple...
Il y avait un Pu Erh qu'il fallait rincer. Incertaine, j'ai laissé cette variété dans le petit coffret, jusqu'à ce que j'aie utilisé toutes les autres. Bon, il fallait bien profiter du cadeau dans son intégralité, alors je me suis lancée: j'ai passé mon thé sous l'eau froide du robinet. Succès mitigé.
Je me suis procurée un livre - via la bibliothèque -, mais le mystère du rinçage n'y était pas éclairci. Finalement, j'ai fait une recherche internet (oui, je sais, plusieurs diront: "T'aurais dû commencer par là", mais j'aime parfois découvrir à l'ancienne, soit par essai-erreur, puis par une bonne vieille recherche dans un bouquin... dans lequel tu trouves finalement plein d'autres infos).
Je suis tombée sur le blog de la boutique Camellia Sinensis - d'où venait d'ailleurs le fameux coffret cadeau. Et j'ai enfin eu mon explication!
Alors je voulais partager cette petite découverte que cette splendide boutique spécialisée diffuse de l'information nette, pertinente et enrichissante sur leur blog.
Je devrais ouvrir une boutique sur un satellite, Titan par exemple...
12 août 2012
Hauts et bas de la discipline d'écrire
À mon retour de vacances, j'étais pleine de motivation pour écrire.
Le retour au quotidien a un peu dégonflé mon enthousiasme et je dois avouer un de mes grands défauts: il m'est plus facile de ne pas écrire que d'écrire. Je suis une peureuse, une lopette de la plus grande espèce. Les idées ne me manquent pas, mais j'ai peur de les suivre, de jusqu'où elles pourraient m'emmener. Imaginez si elles me guidaient dans un cul-de-sac! Tout ce temps perdu (ici, on pourrait argumenter que le temps passé sur un texte qu'on ne publiera pas n'est pas automatiquement perdu: on travailler notre écriture, notre vocabulaire, notre sens de la structure, de la narration, on a aiguisé notre auto-critique...). L'ironie dans tout cela c'est que, avec tout ce temps passé à ne pas écrire par peur de perdre du temps ou de me faire avoir par une histoire, j'aurais sûrement réussi à écrire des textes publiables de temps à autre!
À vous dont je vois les publications et les textes achevés défiler, je vous admire (et vous envie, quand même un peu).
Je dois dire, à ma défense, que dans mon combat perpétuel, je gagne de plus en plus souvent. J'ai écrit beaucoup plus cette année que lors de n'importe quelle année précédente (et j'ai un bébé d'un an!). Le défi, désormais, est de ne pas pleurer sur ces années perdues, de ne pas jalouser stérilement ces auteurs plus jeunes qui ont déjà une feuille de route plus importante que la mienne. Je dois accepter mon rythme personnel d'écriture.
Et me donner un bon coup de fouet de temps à autre, non mais, ça va faire la procrastination aux milles excuses.
Bon, va pour le billet introspectif, j'espère ne pas m'être trop apitoyée sur mon sort parce que ça non plus, ça n'aide pas.
Le retour au quotidien a un peu dégonflé mon enthousiasme et je dois avouer un de mes grands défauts: il m'est plus facile de ne pas écrire que d'écrire. Je suis une peureuse, une lopette de la plus grande espèce. Les idées ne me manquent pas, mais j'ai peur de les suivre, de jusqu'où elles pourraient m'emmener. Imaginez si elles me guidaient dans un cul-de-sac! Tout ce temps perdu (ici, on pourrait argumenter que le temps passé sur un texte qu'on ne publiera pas n'est pas automatiquement perdu: on travailler notre écriture, notre vocabulaire, notre sens de la structure, de la narration, on a aiguisé notre auto-critique...). L'ironie dans tout cela c'est que, avec tout ce temps passé à ne pas écrire par peur de perdre du temps ou de me faire avoir par une histoire, j'aurais sûrement réussi à écrire des textes publiables de temps à autre!
À vous dont je vois les publications et les textes achevés défiler, je vous admire (et vous envie, quand même un peu).
Je dois dire, à ma défense, que dans mon combat perpétuel, je gagne de plus en plus souvent. J'ai écrit beaucoup plus cette année que lors de n'importe quelle année précédente (et j'ai un bébé d'un an!). Le défi, désormais, est de ne pas pleurer sur ces années perdues, de ne pas jalouser stérilement ces auteurs plus jeunes qui ont déjà une feuille de route plus importante que la mienne. Je dois accepter mon rythme personnel d'écriture.
Et me donner un bon coup de fouet de temps à autre, non mais, ça va faire la procrastination aux milles excuses.
Bon, va pour le billet introspectif, j'espère ne pas m'être trop apitoyée sur mon sort parce que ça non plus, ça n'aide pas.
4 août 2012
Lecture: "The Left Hand of Darkness" de Ursula K. LeGuin
J'ai acheté The Left Hand of Darkness à Anticipation 2009. J'en avais tant entendu parler, il était sur toutes les listes de suggestions.
Enfin, je l'ai lu.
Pour me rendre compte que, tout ce que j'en savais, c'est que l'histoire se déroulait sur une planète où les humains changeaient de sexe. C'est un point important, central, mais l'histoire s'est révélée être beaucoup plus riche que cela.
Résumé
Genly Ai a été envoyé sur Gethen - surnommée Hiver par les siens - comme émissaire unique du regroupement des mondes connus (une sorte de fédération sans grand pouvoir d'autorité ayant pour but de réunir les descendants d'un peuple fondateur commun, humanoïde). Arrivé depuis déjà deux ans, Genly est sur le point d'obtenir enfin une audience avec le roi de Karhide, la patrie où il s'est établi, quand son principal allié est démis de ses fonctions et condamné à l'exile pour trahison. Las de l'indifférence du roi à son égard, il part vers la contrée voisine, qui entretient des relations tendues avec Karhide. Là, il sera utilisé, puis emprisonné pour enfin être libéré par nul autre que son ancien allié, Estraven, avec qui il entreprendra la traversée quasi-suicidaire du territoire le plus nordique afin de rentrer en Karhide. À travers ces épreuves, Genly tentera de mieux comprendre les notions de shifgrethor - ce principe qui semble s'apparenter à l'honneur et qui régit les relations interpersonnelles en les alourdissant - ainsi que les impacts de la sexualité particulière des gens de Gethen. Car sur cette planète, les habitants ne sont pas sexués, sauf en des moments précis. Alors, ils peuvent être mâle ou femelle, le sexe pouvant varier d'une fois à l'autre.
Commentaires
Je m'attendais à des manigances politiques. Je ne m'attendais pas à cette histoire, à cette traversée du désert de glace servant de lieu de rencontre entre deux solitudes. Je ne m'attendais pas à ces insertions de légendes qui approfondissent la culture, les moeurs de l'Autre en général, mais aussi, au fil de l'histoire, l'autre en particulier, Estraven.
Bien qu'au début, l'habitude du personnage principal de classer les comportements en 'féminins' et 'masculins' m'ait agacée, on comprend peu à peu qu'il s'agit plus d'un indice de la perte de ses repères.
L'opposition entre les deux grands gouvernements de la planète semble de prime abord caricaturale, mais LeGuin, comme dans tout le roman, affine graduellement les grands traits, tout comme nous nuançons nos préjugés au fur et à mesure de notre rencontre avec l'autre. Genly lui-même, au début très axé sur sa mission et ses ambitions, s'humanise graduellement.
La notion de shifgrethor demeure trouble dans mon esprit, mais je crois que c'est voulu, c'est la part insaisissable.
Cette histoire somme toute assez brutale de trahison, d'exile, d'emprisonnement et d'évasion, est racontée avec douceur et simplicité, dans une langue à la fois précise et directe, poétique et introspective.
Ma seule nuance restera l'entrée tardive de la "voix" d'Estraven. Nous comprenons à la fin le pourquoi de cette arrivée tardive dans le récit qui est une sorte de rapport fourni aux supérieurs de Genly, mais son apparition me sembla brutale.
J'ai été emportée. Je ne sais par quoi, ni comment. Je suis embarquée dans l'histoire et me suis laissée menée par son flot, bercée par le bruit de son eau.
J'aime rarement les oeuvres trop poétiques. Celle-ci me laisse cette impression, bien que je sache que l'histoire n'a jamais quitté le concret et que la langue n'a jamais été fleurie et brodée.
Étrange.
C'est un bon sentiment, ça, l'étrange.
C'est pour ça qu'on lit de la SF, non?
Enfin, je l'ai lu.
Pour me rendre compte que, tout ce que j'en savais, c'est que l'histoire se déroulait sur une planète où les humains changeaient de sexe. C'est un point important, central, mais l'histoire s'est révélée être beaucoup plus riche que cela.
Résumé
Genly Ai a été envoyé sur Gethen - surnommée Hiver par les siens - comme émissaire unique du regroupement des mondes connus (une sorte de fédération sans grand pouvoir d'autorité ayant pour but de réunir les descendants d'un peuple fondateur commun, humanoïde). Arrivé depuis déjà deux ans, Genly est sur le point d'obtenir enfin une audience avec le roi de Karhide, la patrie où il s'est établi, quand son principal allié est démis de ses fonctions et condamné à l'exile pour trahison. Las de l'indifférence du roi à son égard, il part vers la contrée voisine, qui entretient des relations tendues avec Karhide. Là, il sera utilisé, puis emprisonné pour enfin être libéré par nul autre que son ancien allié, Estraven, avec qui il entreprendra la traversée quasi-suicidaire du territoire le plus nordique afin de rentrer en Karhide. À travers ces épreuves, Genly tentera de mieux comprendre les notions de shifgrethor - ce principe qui semble s'apparenter à l'honneur et qui régit les relations interpersonnelles en les alourdissant - ainsi que les impacts de la sexualité particulière des gens de Gethen. Car sur cette planète, les habitants ne sont pas sexués, sauf en des moments précis. Alors, ils peuvent être mâle ou femelle, le sexe pouvant varier d'une fois à l'autre.
Commentaires
Je m'attendais à des manigances politiques. Je ne m'attendais pas à cette histoire, à cette traversée du désert de glace servant de lieu de rencontre entre deux solitudes. Je ne m'attendais pas à ces insertions de légendes qui approfondissent la culture, les moeurs de l'Autre en général, mais aussi, au fil de l'histoire, l'autre en particulier, Estraven.
Bien qu'au début, l'habitude du personnage principal de classer les comportements en 'féminins' et 'masculins' m'ait agacée, on comprend peu à peu qu'il s'agit plus d'un indice de la perte de ses repères.
L'opposition entre les deux grands gouvernements de la planète semble de prime abord caricaturale, mais LeGuin, comme dans tout le roman, affine graduellement les grands traits, tout comme nous nuançons nos préjugés au fur et à mesure de notre rencontre avec l'autre. Genly lui-même, au début très axé sur sa mission et ses ambitions, s'humanise graduellement.
La notion de shifgrethor demeure trouble dans mon esprit, mais je crois que c'est voulu, c'est la part insaisissable.
Cette histoire somme toute assez brutale de trahison, d'exile, d'emprisonnement et d'évasion, est racontée avec douceur et simplicité, dans une langue à la fois précise et directe, poétique et introspective.
Ma seule nuance restera l'entrée tardive de la "voix" d'Estraven. Nous comprenons à la fin le pourquoi de cette arrivée tardive dans le récit qui est une sorte de rapport fourni aux supérieurs de Genly, mais son apparition me sembla brutale.
J'ai été emportée. Je ne sais par quoi, ni comment. Je suis embarquée dans l'histoire et me suis laissée menée par son flot, bercée par le bruit de son eau.
J'aime rarement les oeuvres trop poétiques. Celle-ci me laisse cette impression, bien que je sache que l'histoire n'a jamais quitté le concret et que la langue n'a jamais été fleurie et brodée.
Étrange.
C'est un bon sentiment, ça, l'étrange.
C'est pour ça qu'on lit de la SF, non?
28 juil. 2012
Retour de vacances
Je ne suis pas assez assidue pour que vous l'ayez remarqué, mais je suis partie près de deux semaines en vacances.
5 jours chez mes parents, à profiter de la piscine, à aller au seul spectacle du Festival d'Été à être annulé pour cause d'orages (et quels orages!!!), à voir ma soeur, ma nièce, mon neveu, ma cousine... Pas les amis par contre. Je ne suis pas très bonne pour garder contact avec les gens et suis toujours gênée de refaire les liens. Et plus le temps passe, plus c'est ardu.
Ensuite: la Mauricie!!! 10 jours dans ce coin de pays par lequel on passe si souvent entre Montréal et Québec, mais où on ne s'arrête jamais. Voilà, l'arrêt a été fait, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
Donc: visite de Trois-Rivière et de sa vieille prison (que mon père a déjà visitée alors qu'elle était encore en fonction, ai-je appris quelques jours plus tard), du manège militaire, de la promenade le long du fleuve; cueillette de framboises - miam!; défilé du Noël du campeur et transformation de Julien en tigre; ballade à Grand-Piles pour le Musée du bûcheron avec cette citation: "un peuple qui ne savait ni lire ni écrire, mais qui pouvait tout faire" (j'ai lu la nouvelle "Des dieux pure laine" de Luc Dagenais quelques jours plus tard, j'étais dans l'ambiance pas à peu près); visite de Shawinigan en plein préparatifs des Jeux du Québec avec mes parents (non, je ne suis pas allée voir le spectacle Amos Daragon); péripéties à St-Marc-du-Parc à la recherche du Musée de la Faune - jamais trouvé d'ailleurs -....
Bref, j'ai fait le plein d'images, d'anecdotes (dans un camping, tu ne t'attends pas à être une des rares tentes et, en plus, de te sentir cheap dans ta tente immense parce que tous tes voisins ont des chevaux!!!), d'idées.
Défi: trouver le temps, la discipline et le coup de fouet pour mettre tout ça sur papier.
Car si Geneviève Boivin trouve que Philippe-Aubert a besoin de pression parce qu'il écrit très lentement, moi, je suis l'escargot sur le valium à côté de cette tortue!
5 jours chez mes parents, à profiter de la piscine, à aller au seul spectacle du Festival d'Été à être annulé pour cause d'orages (et quels orages!!!), à voir ma soeur, ma nièce, mon neveu, ma cousine... Pas les amis par contre. Je ne suis pas très bonne pour garder contact avec les gens et suis toujours gênée de refaire les liens. Et plus le temps passe, plus c'est ardu.
Ensuite: la Mauricie!!! 10 jours dans ce coin de pays par lequel on passe si souvent entre Montréal et Québec, mais où on ne s'arrête jamais. Voilà, l'arrêt a été fait, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
Donc: visite de Trois-Rivière et de sa vieille prison (que mon père a déjà visitée alors qu'elle était encore en fonction, ai-je appris quelques jours plus tard), du manège militaire, de la promenade le long du fleuve; cueillette de framboises - miam!; défilé du Noël du campeur et transformation de Julien en tigre; ballade à Grand-Piles pour le Musée du bûcheron avec cette citation: "un peuple qui ne savait ni lire ni écrire, mais qui pouvait tout faire" (j'ai lu la nouvelle "Des dieux pure laine" de Luc Dagenais quelques jours plus tard, j'étais dans l'ambiance pas à peu près); visite de Shawinigan en plein préparatifs des Jeux du Québec avec mes parents (non, je ne suis pas allée voir le spectacle Amos Daragon); péripéties à St-Marc-du-Parc à la recherche du Musée de la Faune - jamais trouvé d'ailleurs -....
Bref, j'ai fait le plein d'images, d'anecdotes (dans un camping, tu ne t'attends pas à être une des rares tentes et, en plus, de te sentir cheap dans ta tente immense parce que tous tes voisins ont des chevaux!!!), d'idées.
Défi: trouver le temps, la discipline et le coup de fouet pour mettre tout ça sur papier.
Car si Geneviève Boivin trouve que Philippe-Aubert a besoin de pression parce qu'il écrit très lentement, moi, je suis l'escargot sur le valium à côté de cette tortue!
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