18 août 2013

Relecture: épisode 2

Le roman dont je fais en ce moment la relecture (mon second roman complété, mais je passerai sous silence ma première "œuvre") a pris sa source dans une nouvelle que j'avais écrite il y a (très) longtemps pour le prix Solaris. Je la pensais complète, avec sa vingtaine de pages, mais on m'a encouragée à ne pas laisser mes lecteurs en plan et à poursuivre ce début d'histoire.

Quand j'ai participé à mon premier atelier d'écriture, la nouvelle avait grossi pour contenir désormais quatre chapitres. J'en étais bien contente et satisfaite. Cependant, même réaction de mes collègues d'atelier que pour la nouvelle: ça ne pouvait se terminer ainsi!!! L'histoire n'était pas finie!

J'ai donc rédigé un cinquième chapitre, après quoi j'ai eu la confirmation que je ne pouvais m'en sortir en-dessous d'un roman.

Grande entrée en matière pour dire que j'avais déjà révisé les quatre premiers chapitres quelques fois et le tout était assez cohérent. Bon, il y avait quelques éléments mentionnés plus loin dont je me souvenais qu'ils valaient la peine d'être plantés en amont, mais pas trop.

Par contre, quand j'ai commencé à relire le chapitre 5, les choses se sont gâtées. J'étais en plein territoire de transition, quittant l'idée d'une novelette pour plonger dans le roman. La destination encore floue, l'écriture est empêtrée, incertaine. Soudain, tous ces personnages apparus au chapitre 4, auxquels je n'avais pas donné de nom parce que, pour une si brève présence, je n'en voyais pas l'utilité (on pourrait déjà débattre de se raisonnement), sont devenus des êtres flottants, qu'il fallait présenter. Et là, présenter des personnages deux jours après leur apparition, je peux vous dire que ça fait bizarre. En plus, le début du chapitre redouble la fin du précédent.

Soyez rassurés, par après, j'ai pris un rythme de croisière et le texte coule mieux. Ce chapitre-là par contre....

Je vous garantie que ce chapitre de transition à lui seul demande beaucoup de travail!

13 août 2013

Relecture: épisode 1

Bon, voilà, j'ai entamé la relecture de mon roman.

Je l'ai laissé dormir au moins deux moins avant de m'y replonger. Il faut dire que les premiers chapitres n'ont pas été touchés depuis... 4 ans??? La honte (ou plutôt: yay, bravo moi d'avoir accéléré mon rythme d'écriture).

Donc c'est la première fois que je relis un truc aussi massif (90 000 mots tout de même), alors je me suis posée la question: Comment je m'y prends? À partir de la page 1, vous allez me répondre (vous êtes drôles vous savez :P ). En fait, comme j'ai une lectrice en parallèle qui fait des commentaires de son côté, je me voyais mal faire des changements et rendre ses efforts caduques, alors j'ai adopté l'option "commentaire".

Au début, outre les "Enlever ce mot/phrase/paragraphe", je mettais une petite indication sur quoi retravailler, sans faire la réécriture comme telle. Sauf qu'à la vitesse à laquelle s'accumulaient les commentaires, si je ne réécrivais pas de suite - même si la nouvelle formulation était dans la bulle de commentaire - j'allais devoir refaire tout le travail. Je crois qu'au début, je ne m'attardais pas à faire la réécriture car je voulais faire vraiment une lecture, me plonger dans l'univers pour voir si tout collait, saisir l'atmosphère du roman... Mais voilà, malgré tout le recul, mon regard n'est pas neuf, et j'ai fini par me lancer dans la réécriture. Ça rend la relecture beaucoup plus satisfaisante.


13 juil. 2013

Souvenirs, version écrivaine

Me voilà de retour de mes vacances au Mexique où je suis allée en voyage de noces.

J'y ai vécu une expérience hors du commun, puisque le nouvellement mari et moi-même, on s'est payé un truc un peu luxueux et de belles excursions.
On a pris des photos, mais la majorité de nos activités ayant lieu à proximité ou carrément dans l'eau (et à proximité d'une Josée à la maladresse légendaire - c'est génétique, vous demanderez à ma parenté), on n'en a pas tant que ça.

Ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas fait le plein d'images... à la sauce écrivaine.
Non, je n'ai pas tenu un journal (je n'ai presque pas écrit), mais disons que mes réflexions, pendant que j'admirais les paysages, que je visitais les récifs de corail ou que je descendais en rappel dans une grande cenote, étaient les suivantes:
- Comment je pourrais décrire ça???
- Dans quel contexte je peux transposer cette description ? (comme de transposer la danse des algues vers la gestuelle d'un extra-terrestre).
- Que pensent de nous ces gens (les locaux, les employés de la place, etc)?
- Comment vivent-ils? Comment vivront-ils dans cent ou deux cent ans? (ok la c'est la science-fictionneuse qui s'en mêle).
- Quelles histoires se cachent derrière les gens, les lieux, les rencontres?

Donc, plein d'images, mais aussi de questions, de personnages, de situations...

Le dépaysement a permis d'étoffer les archives, où mijotent un tas de détails qui surgissent de temps à autres pour pimenter une histoire, donner de la chair à un personnage ou concrétiser un monde.

2 juil. 2013

Préparation à la relecture

Comme révélé plus tôt ce mois-ci, je repousse la relecture du premier jet complet de mon roman.
Durant cette période où je ne me sens pas prête à me replonger dans le texte (bon, va falloir que quelqu'un me pousse en bas du plongeon un moment donné!), j'ai décidé de faire quelques lectures sur l'écriture.

J'ai relu Comment écrire des histoires d'Élisabeth Vonarburg. D'accord, c'était à la fois pour me préparer et à la fois pour me sentir un peu en communion avec tous ces chanceux qui trimaient dur à l'atelier long. Un jour, je le ferai cet atelier long!

J'aimerais bien lire d'autres livres sur le sujet, mais je n'en connais pas vraiment.

Que lisez-vous sur l'écriture? Des livres d'écrivains (lesquels?)? Des livres sur la stylistique ou la ponctuation?

Comment vous préparez-vous à  la relecture? Le texte dort-il longtemps ou non? Ça vous angoisse?

22 juin 2013

Reprise des mauvaises habitudes de bibliothèque

Depuis peu, j'ai repris ma fréquentation assidue de la bibliothèque municipale.

Dans ma jeunesse, nous habitions à moins de dix minutes à pieds d'enfant de la petite succursale du quartier, et j'y passais des heures, sans compter les voyages extravagants à la "grosse bibliothèque", soit la succursale principale non loin du terminus d'autobus.

J'ai laissé un peu tomber mes habitudes au début de la vingtaine, avec tous les livres de cours à lire et les multiples déménagements. Quoique durant mes vacances, je faisais des emprunts excessifs à la bibliothèque...

Me voilà de retour, avec un outil encore plus magnifique: le compte en ligne, qui permet de réserver n'importe quel livre de l'île de Montréal et de le faire venir à sa succursale. Petite, je détestais demander ça, mais je perdais des heures à fouiller les rayons,  à la recherche des couvertures gris-argent des PressPocket entre autres.

Le problème, éternel, c'est que je prends trop de livres. Non seulement j'en réserve trop, et ils arrivent tous en même temps, mais en plus, j'ai cédé à la tentation, la fin de semaine dernière, de parcourir les rayons de ma succursale de Maisonneuve. Et de repartir avec trois titres de plus, tous imprévus (ok, pas le deuxième volume d'Hanaken, lui, c'était prévu, pis je l'ai lu en une journée, dans la salle d'attente d'une urgence).
Le problème corollaire: je remets mes livres en retard, parce que je veux bien les lire, mais il faut que je les renouvelle. Ça, au moins, je peu le faire par internet aussi (soupir de mon  porte-monnaie), cependant, je n'y pense pas tout le temps.


Enfin, j'ai plein de livres dans ma bibliothèque personnelle, et sur ma liseuse électronique! Et voilà qu'en plus, j'en prends à la bibliothèque! Ouf, je n'arriverai jamais à lire tout ça!!!